Une usine pétrolière au Nigeria

Les investissements pétroliers et gaziers vont franchir cette année la barre symbolique des 1.000 milliards de dollars (800 milliards d'euros), poussés par un regain d'activité dans l'exploration-production, d'après une étude du cabinet GlobalData.

Selon le dernier décompte semestriel du cabinet, publié jeudi, les investissements dans le secteur des hydrocarbures devraient grimper de 13,4% cette année, pour atteindre le montant colossal de 1.039 milliards de dollars (environ 833 milliards d'euros).

Le principal moteur de cet emballement, d'après GlobalData, est l'intensification des activités dans l'amont pétrolier et gazier (c'est-à-dire la recherche et l'extraction des hydrocarbures), essentiellement en mer, que ce soit au large du Brésil, dans le Golfe du Mexique ou dans l'Arctique.

Ce bond est conforté par la multiplication des découvertes de gisements de pétrole et de gaz (au nombre de 242 l'an dernier), les prix durablement élevés du pétrole et des avancées technologiques donnant accès aux gisements sous-marins très profonds, qui ont rendu leur exploitation techniquement et financièrement possible.

Par zone géographique, un peu plus du quart de cette manne (254 milliards de dollars) sera dépensé en Amérique du Nord, en raison du développement du gaz et du pétrole de schiste, et des sables bitumineux canadiens. L'Asie-Pacifique sera presque au même niveau et le Moyen-Orient et l'Afrique suivront avec près de 230 milliards.

Enfin, les investissements des compagnies pétrolières nationales devraient dépasser ceux de leurs concurrentes privées.

Parmi les premières, la compagnie brésilienne Petrobras fera la course en tête, et dans la deuxième catégorie, c'est l'américaine ExxonMobil qui dépensera le plus. Le cabinet souligne qu'à elles deux, ces entreprises prévoient d'investir plus de 400 milliards de dollars d'ici 2016.