Plus de 50 milliards de barils de pétrole et de gaz consommés en 2013 mais seulement 20 milliards de barils d'hydrocarbures conventionnels découverts : ces deux chiffres résument bien la redoutable équation à résoudre pour conserver la première source d'énergie primaire de la planète.

Selon une étude d'Anish Kapadia, analyste de la banque d'affaires spécialisée dans l'énergie Tudor, Pickering, Holt & Co., 2013 a été ponctuée de déconvenues importantes – et coûteuses – pour certains groupes pétroliers.

Les échecs du britannique Tullow Oil en 2013 rappellent que l'exploration pétrolière est un métier à hauts risques. Ce groupe est pourtant synonyme d'excellence depuis ses découvertes mirobolantes sur la côte ouest de l'Afrique (Ghana avec le grand gisement sous-marin de Jubilee en 2007) ou sur la nouvelle « frontière » orientale (Ouganda et Kenya).

Mais l'année qui avait débuté avec des déconvenues au Ghana, sanctionnées le 11 janvier par une chute de l'action de 5 %, a vu Tullow Oil accumuler les puits « secs ».

DES FORAGES INFRUCTUEUX AU MOZAMBIQUE

Des forages se sont révélés infructueux au Mozambique, puis en Côte d'Ivoire et enfin en Ethiopie. Sur le front sud-américain, trois puits creusés à grands frais au large de la Guyane française avec Shell et Total n'ont rien donné.

L'annonce du deuxième échec, en juillet, a été également sanctionnée à la Bourse de Londres (– 6,6 %). Fin décembre 2013, pour clore cette année noire, c'est sur le terrain plus familier de la Norvège que Tullow Oil a annoncé un der...

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