Selon la banque HSBC, dans 8 à 10 ans le budget russe pourrait diminuer annuellement de 20 milliards $ à cause de la diminution de sa production pétrolière. Vladimir Poutine l'avait déjà annoncé il y a 2 ans déjà, mais l'information n'avait pas été relayée par les médias médiatiques. Nabilla fait plus recette que le peak oil, ainsi va notre monde.

La majorité des revenus budgétaires russes provient des taxes sur les exportations pétro-gazières. La diminution extrême des revenus pétrolier avait eu raison de l'ancienne URSS à l'époque de Gorbatchev. Poutine, lui aussi, joue sur une corde fine.

 

Peak oil Russe en 2018-2019

Sachant que pour HSBC le pic de production (peak oil) en Russie se situe en 2018-2019. Aujourd'hui la production varie entre 500 et 600 millions de tonnes et selon les pronostics du ministère du Développement économique, elle devrait rester approximativement au même niveau.

Quand on parle d'une production de 500 millions de tonnes, on fait référence au pétrole exploité par des méthodes traditionnelles. Selon les statistiques seulement 56 gisements de pétrole ont été découverts en Russie en 2012, majoritairement de petite taille (entre 1 et 3 millions de tonnes de pétrole) et quelques gisements moyens (entre 3 et 30 millions de tonnes).

Le coefficient moyen d'extraction des gisements russes est de 37% autrement dit près de 63% du pétrole reste sous terre, ce qui est légèrement en-dessous de la moyenne mondiale. Une hausse des capacités de récupération de pétrole pourrait étendre les revenus pétroliers, mais pour combien de temps?

L'avantage pour la Russie c'est que dès 2019, elle n'aura plus à organiser les Jeux Olympiques ou la Coupe du Monde de Foot. Ce sera tout ça de dépenses en moins!