Panneaux solaires, chauffages au bois, transport scolaire en calèche... Le village d'Ungersheim, en Alsace, tente de limiter au maximum l'usage du pétrole et des énergies fossiles, afin d'anticiper la fin, d'ici 2050 (sic), de l'ère pétrole.

La calèche qui sert de transport scolaire, à Ungersheim (Haut-Rhin)

 

Il parait qu’il vaut mieux prévenir que guérir. Fidèle à cet adage, un village d’Alsace a décidé de préparer l’après-pétrole. Selon les sources, l’utilisation de la dernière goutte d’or noir pourrait intervenir en 2050. Et en 2030, le pétrole ne serait plus « bon marché » mais un vrai produit de luxe.
Alors, à Ungersheim (Haut-Rhin), petite commune de 2 000 âmes, on tente de limiter au maximum l’usage du pétrole et des énergies fossiles. Le village est une véritable vitrine de la transition vers l’autonomie énergétique et alimentaire.

« Trouver des solutions localement pour s’en sortir »

C’est sous l’impulsion de Jean-Claude Mensch, un ancien mineur de 66 ans, maire depuis 1989, que le village a commencé sa mue. « On construit notre démarche de la transition sur le principe de l'autonomie alimentaire, explique-t-il. On a des terres nourricières, il suffit de les utiliser. Donc nous, par exemple, on a transformé 8 hectares de terres agricoles en cultures maraîchères pour approvisionner les foyers de la commune et la restauration scolaire. Ensuite il y a l'autonomie énergétique. Nous utilisons une chaufferie à bois pour alimenter en chaleur 7 bâtiments communaux. Donc là aussi on montre l'exemple. Il faut trouver des solutions localement, c'est comme ça qu'on arrivera à s'en sortir ».

Une calèche pour le transport scolaire

Après 4 mandats, le village a beaucoup changé. En plus de la chaufferie à bois et des cultures maraichères 100% bio pour la cantine, le village s’est aussi doté de panneaux solaires pour chauffer la piscine. Et pour le transport scolaire, là aussi, le maire a eu une idée : c’est en calèche en bois que les enfants sont amenés à l’école. Pour le plus grand plaisir des enfants, comme Nina, 9 ans : « Ça évite que les parents nous amènent en voiture ou à pied. Pas besoin de s'inquiéter, il y a des adultes. Et c'est plus écologique ». De son coté, Marie, 8 ans, apprécie de manger bio à la cantine : « C'est bien parce que ça évite de faire de polluer avec les engrais. Les insectes qui vont sur la salade on en a besoin ».  

Les enfants sont ravis, et les adultes aussi. « Moi je suis très fière d'habiter à Ungersheim, assure Ethel. C'est un super village. On a tout sur place. L'idée de mettre une calèche pour les enfants, c'est énorme ».
Et la mairie ne manque pas de projets. Après l’écologie, le nouveau projet est social, avec la création d’une monnaie locale pour booster l’économie de la commune.

source: http://www.rmc.fr/editorial/329354/alsace-un-village-prepare-lapres-petrole/